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Ticket to Ride sur Ipad et considérations sur Dragon Dictation.

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Aujourd’hui, comme j’aime à le faire parfois, je vous propose deux nouveautés : la première est un article sur l’adaptation iPad du logiciel Ticket to Ride (alias les aventuriers du rail en français dans le texte). La deuxième, c’est que je vais essayer de dicter, oui j’ai bien dis dicter… cet article directement sur mon iPad à l’aide de l’application de reconnaissance vocale Dragon Dictation. Cette app est l’adaptation d’un logiciel de reconnaissance de voix particulièrement performant et reconnu sur toutes les  plates-formes. L’adaptation sur iPad a pour elle de ne rien coûter contrairement aux autres versions très couteuses. La différence provient certainement de la qualité de reconnaissance mais surtout du fait que pour profiter la version mobile de Dragon Dictation il vous faudra obligatoirement être connecté à internet alors que les autres versions autorisent une installation complète et autonome je crois. Il semble bien que la reconnaissance vocale intégrée à la version iPad soit d’une qualité très largement suffisante à la composition d’articles comme celui que je vous propose aujourd’hui.  L’app permet de «taper» beaucoup plus rapidement puisqu’il s’agit de dicter. Ceci étant, on se rend vite compte d’une limite importante à l’utilisation de ce type de logiciel : en effet, on ne parle tout simplement pas de la même façon que l’on écrit. Je vous propose en fin d’article un compte rendu rapide de mon expérience. Pour le moment revenons en à Ticket to Ride (TR).

Le logo de Dragon Dictation.

Mais qu’est ce donc que ce TR ? A l’origine, il s’agit d’un jeu de plateau extrêmement renommé dans le milieu des « boardgamers » de l’éditeur Days of Wonder et autant être clair d’emblée, l’adaptation sur iPad est un modèle qui ne présente pratiquement aucune faille. On peut donc se dire de suite que TR est une app. à se procurer sans discussion aucune. C’est effectivement le cas pour les amateurs du jeux de plateaux. Néanmoins je nuancerai cette apparence à la fin de cet article car je trouve tout de même à TR un léger défaut certes très subjectif mais il faut bien que je vous en parle n’est ce pas ? 🙂

La caractéristique de Ticket to Ride est de présenter un ensemble de règles particulièrement claires et très faciles à apprendre. A ce titre, il convient de souligner que l’adaptation iPad contient un tutoriel extrêmement bien fait qui n’est rien d’autre que celle  intégrée dans la version online proposée depuis un moment dans la version d’essai du site de Days of Wonder (10 parties avant de devoir acheter le logiciel pour continuer à jouer en ligne).

Le plateau de Ticket to Ride.

Le plateau de la version de base est constitué d’un plan des États-Unis sur lequel figurent les principales villes du pays réunies par des lignes de chemin de fer. Ces dernières sont symbolisées par un certain nombre d’emplacements « wagons » qu’il va falloir remplir pour pouvoir effectivement construire la ligne et en revendiquer la possession. Pour cela, chaque joueur va tirer à son tour dans des cartes apparentes un maximum de deux cartes  figurants des wagons pour pouvoir constituer progressivement un pool suffisant à la construction de la ligne choisie. Le problème est que les wagons sont de différentes couleurs et avant d’obtenir suffisamment de wagons de la couleur nécessaire il faudra en général plusieurs tirages. Quelques cartes « locomotives » servent de joker et peuvent remplacer des wagons de n’importe quelle couleur. On ne peut alors en prendre qu’une seule, sauf à la tirer dans une autre pioche dédiée face cachée, mais où par définition on n’est pas sûr de la carte tirée. Une fois le nombre suffisant de wagons de la couleur choisie réunis pour pouvoir constituer la ligne, il suffira de les poser sur le plateau. A partir de ce moment-là cette ligne vous appartient. On conçoit déjà un embryon de stratégie vicieuse consistant à empêcher les autres joueurs de compléter ou terminer une de leurs lignes déjà commencées. Cette pose des wagons n’est pas le seul moyen de gagner des points. Il existe dans le jeu deux autres moyens qui vont d’ailleurs souvent faire pencher la balance en fin de jeu. Le premier moyen consiste tout simplement à construire la ligne la plus longue : le joueur qui dispose de la ligne composée du plus grand nombre de wagons sans interruption bénéficiera de points bonus comptabilisés à la fin de partie. Mais cela reste relativement anecdotique (pour autant qu’il puisse y avoir quelque chose d’anecdotique dans un jeu de stratégie…) car l’autre manière de gagner des points est de réussir des objectifs symbolisés par des cartes sur lesquelles figurent une ville de départ et une ville d’arrivée. Si vous acceptez l’objectif (ils sont imposés au début mais il est possible d’en acheter d’autres au cours du jeu en les troquant contre l’un de vos tours), il vous faudra réunir absolument les deux villes. Plus celles-ci sont éloignées, plus le nombre de points rapportés sera important. Mais attention, si pour une raison ou une autre vous ne réussissez pas à compléter l’objectif, alors au lieu de s’ajouter les points en question vous serons déduits… Il existe des variantes à la règle de bases sous forme d’extensions que l’on retrouve pour certaines sur la version iPad en achat in-app.

Bref. Encore une fois cette adaptation en propre est, comme je l’ai déjà dit,  une merveille tout simplement. Je la considère sans défaut bien que j’ai lu sur The Unofficial Apple weblog (TUAW) que on pouvait peut-être regretter l’impossibilité de jouer à deux joueurs physiquement présents sur la machine comme le permet la version plateau. Effectivement c’est impossible et on peut considérer que c’est une tare importante du produit. Néanmoins, tout ceci est très largement compensé par la possibilité de jouer contre l’Intelligence Artificielle et surtout par la qualité et la fluidité du multi-joueurs proposé. Il est en effet possible de se connecter rapidement avec les autres possesseurs de la même version mais aussi avec les possesseurs des versions online PC et Mac (tout support Java en fait). Autant dire que ce ne sont pas les adversaires qui vous manqueront. C’est une chose particulièrement importante à souligner car nombreuses sont les applications iPad très intéressantes à jouer mais dont on trouve rapidement les limites de l’intelligence artificielle et où malgré multi-joueurs intégré il est extrêmement difficile (voire impossible…) de trouver des joueurs. J’en donnerais pour exemple des jeux comme « Ra » de Knizia ou encore le très récent iDixit.

Le lobby multi-joueurs.

A la lecture de ce portrait plus qu’élogieux, on pourrait avoir envie de se jeter littéralement sur cette magnifique app. Ma foi, je ne vous en empêcherai pas car des applications d’aussi grande qualité sont suffisamment rares pour en profiter. Quitte à me répéter, je la conseillerais sans réserve aucune aux habitués ou ceux qui souhaiteraient s’y essayer. Pourtant, je souhaiterais nuancer quelque peu votre enthousiasme avec la considération suivante : je me suis procuré immédiatement TR sur iPad. Encore une fois, pour ce qui est de l’adaptation elle-même, je n’ai absolument aucun regret. Mais je dois avouer qu’après quelques parties multi-joueur je n’ai tout simplement plus eu envie d’y revenir contrairement à Samurai par exemple. A chaque fois que je me retrouve sur le point d’ « appuyer » sur l’app. TR  je ne le fais pas. J’aurais du mal à expliquer pourquoi à vrai dire : le jeu présente peut-être des longueurs, il a un côté un peu trop aléatoire, sans doute aussi le simple fait que le nombre d’actions à chaque tour est finalement très réduit et pour pouvoir construire ils faut en général plusieurs tours un peu longuets… Bien entendu, il ne s’agit que de mon opinion.

Je vous avais promis une petite conclusion sur la « dictée » de cet article… Et bien… Ca marche ! Enfin presque. J’ai eu un sacré travail de correction et de relecture mais franchement je suis bluffé par la qualité de Dragon Dictation. Je ne suis pas sûr d’avoir gagné du temps au final. Par contre, pouvoir mettre ses idées en mots à la vitesse de la voix voire de la pensée est un luxe dont je pense ne plus trop me priver.

Lostania, Madrid le 2 juin 2011.

Le Site de Days of Wonder.

Ticket to Ride sur l’App. Store.

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iPad Board Games, un bien efficace et utile site.

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Dans la jungle des sites pour iPad certains nous intéressent particulièrement pour leur rapport aux jeux de plateau.  Je suis tombé plus ou moins par hasard il y a de cela quelques semaines maintenant sur ce très efficace site (iPad Board Games) en anglais qui teste et recense, ou tente de le faire car il en manque manifestement quelques uns, les meilleurs jeux de plateau sur la plateforme à la pomme. Le site semble relativement nouveau car le nombre de votes et de programmes testés est encore peu important. Mais j’apprécie la démarche qui permet de s’y mieux retrouver dans tout ce qui nous est proposé. Bref, si on a la chance d’avoir l’engin et que l’on aime les jeux de plateau (mais seriez-vous ici sinon…?) et bien ça vaut vraiment le coup d’aller consulter la chose. A bon entendeur…

Lostania, Madrid le 27 mai 2011.

Dominion : le jeu, sa version Java et Board Game Arena.

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Au cas où vous n'auriez pas vu... Dominion.

Bon, nous y voilà. Dominion… Ah Dominion ! Avant toute chose, Dominion est un jeu de cartes dont le principe et la règle sont un modèle de simplicité. Et moi, c’est ce que j’aime.  En général je dis d’un tel jeu qu’il est « élégant ». C’est évidemment le cas ici mais j’éviterai de le dire car cela devient un leitmotive chez moi 🙂 Ceci étant, tant qu’à faire, je ne parle que des jeux que j’aime hein ! Sinon j’aurais moins de plaisir à tenir ce Blog. Et puis de toute façon, j’ai réussi à le dire que Dominon était é…., alors… 🙂
Dominion est un jeu de « moyenne ». Le pitch est effectivement de réussir à obtenir, par le jeu de la pioche, des achats et des actions, une main supérieure à celle des adversaires.

Les cartes du jeu se partagent en 3 catégories :
1) De l’argent sous forme de pièces de valeur 1 (bronze), 2 (argent) ou 3 (or).
2) Des domaines de valeur 1, 2 (duché) ou 3 (province) également, objectifs ultimes du jeu.
3) Enfin des cartes « actions » qui sont des cartes vous accordant des pouvoirs une fois  introduites dans votre main. Ces pouvoirs se partagent eux-mêmes en plusieurs catégories : de l’argent supplémentaire, la possibilité de prendre des cartes en plus, la possibilité d’acheter plusieurs fois, écarter des cartes du jeu (très important dans un jeu où la moyenne de la main est fondamentale), jouer une action deux fois de suite etc…

La monnaie de Dominion.

A la lecture de ces quelques lignes, les joueurs expérimentés auront déjà compris le mécanisme fondamental du jeu : le combo. Et effectivement c’est là que réside le grand plaisir de ce jeu. Poser les unes derrières les autres les cartes, sans que l’adversaire ne puisse rien y faire, pour petit à petit accumuler les cartes « argent » et s’autoriser l’achat des domaines. Car c’est le joueur qui a engrangé le plus de domaines qui gagne le jeu sachant que le nombre total de domaines dépend du nombre de joueurs.

Une carte victoire de Dominion : le duché.

Mais la finesse du jeu est de construire progressivement le Deck tueur qui créera à son tour la main la plus puissante. Au début de chaque tour, chaque main ne comporte initialement que 5 cartes. C’est avec ces 5 cartes en mains seulement qu’à chaque tour il vous faudra prendre la décision d’ « acheter de l’argent » (payer par exemple un bronze et un argent pour obtenir un or), acheter une carte action qui se révèlera plus tard charnière (car les cartes achetées ne peuvent être jouées de suite) ou encore jouer une action (voire une suite d’actions si l’on « combotte » donc) pour éventuellement gêner ou prendre de cour l’adversaire dans la chasse aux domaines.

Une carte action : donne une pièce, une action et un achat de plus.

Je vous assure que si les règles vous paraissent obscures ici, elles vous paraîtront limpide après une ou deux parties. Et réjouissez-vous, il y a pléthore de manières de jouer à Dominion. Vous disposez tout d’abord d’une version Java vous permettant de jouer contre une IA. C’est sur cette version que je me suis fait les dents. Mais à dire vrai, elle a la réputation d’avoir une intelligence très limitée (moi je ne peux pas juger, je suis toujours une quiche face aux IA. Bon… en général aussi c’est vrai pffff !) et c’est en jouant contre des adversaires humains que vous comprendrez vraiment l’intérêt du jeu et ses finesses. Là aussi, il y a de quoi faire : Board Game Arena (BGA) est une toute nouvelle plateforme gratuite de jeu dont la philosophie est simple : si vous savez jouer au jeu sur table, vous saurez y jouer à l’écran. Il est vrai que ce site (pour tous les jeux qui y figurent d’ailleurs) est un modèle d’ergonomie, de stabilité et de clarté. Moi, c’est là-bas que je joue. En plus le site est français à la base et il y en a donc une version entièrement dans notre langue (au moins pour l’interface, pour les cartes à vrai dire je ne me souviens plus).

Malgré l’efficacité de ce site, j’ai cru néanmoins comprendre que les aficionados du jeu se retrouvent plutôt sur un autre site : Isotropic. Vous y trouverez donc toujours des adversaires de haut niveau dans une ambiance limite compétition d’ailleurs reflétée par l’austérité de l’interface. J’y suis passé, j’ai regardé… je suis parti ! C’est tout l’inverse de Board Game Arena. Si on ne connait pas les cartes sur le bout des doigts, impossible d’y jouer car elles ne sont représentées que par des icônes accompagnées d’informations minimales au possible. Sur BGA les cartes sont là ! On peut presque les toucher et surtout tout y est clair et au besoin un survol de la souris sur une carte explique les capacités de celle-ci.

Bon ben voila, à la louche quoi. A vous d’aller voir maintenant. Mais vraiment, maintenant que je commence à avoir une idée de ce qui se fait dans le domaine, non seulement le jeu mérite de s’y confronter mais en outre il est probable qu’on y trouve un plaisir réellement addictif. Dernière chose : pour les néophytes, Dominion est certainement ce qui se fait de plus didactique sans sacrifier pour autant la profondeur stratégique.

Madrid, Lostania le 26 mai 2011.

Dominion sur Tric-Trac.

Dominion sur BoardGameGeek.

Hype 1.0, mini Flash sur Mac.

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Le logo de Hype 1.0

Bonjour à tous 🙂 Aujourd’hui, je vais essayer de mettre en oeuvre deux innovations.
La première est simplement de taper mon texte dans Page plutôt que directement sur le site. Ca évitera les fautes à la c… Mais je ne vous garantis pas qu’il n’en aura plus jamais ! (Je vous garantis même l’inverse.)
La deuxième est que je vais trifouiller un peu WordPress pour trouver comment insérer au sein du Blog un fil de Tweet qui me permettrait de vous tenir au courant de manière peut-être un peu plus efficace. Comme je passe une bonne partie de mes journées à chercher les info en tout genre sur les jeux, je me suis dis que ce serait sympa de partager avec vous. Bref, je vais regarder cela dès que j’ai fini mon travail du jour 🙂

Alors justement, aujourd’hui deux articles : le deuxième sur Dominion, jeu de carte intéressant et stimulant au possible qui est un peu la vedette du milieu en ce moment.Mais cet article concerne le premier sujet. J’ai appris hier que deux ex-ingénieurs employés chez Apple ont démissionné pour fonder leur propre boite Tumultco. L’objet principal en est le développement d’un logiciel appelé Hype en version 1.0 qui tourne sur Mac (vendu sur l’Apple store à environ 30 euros je crois). Ce qui fait que j’en parle ici est que ce logiciel se veut une sorte d’alternative très légère au Flash d’Adobe. Ce que j’en ai compris pour ma part, après avoir fréquenté quelque peu le site et ces vidéos explicatives,  est que ce logiciel permet de fabriquer très aisément des animations directement en HTML5. Adobe proposerait déjà un outil de conversion du format Flash (.swf je crois) au format HTML5, mais ici on parle bien d’une génération directe en HTML5. Pour rappel,  ce langage est présenté comme l’internet du futur (Tin tiiiiinnnn…) mais est surtout directement compatible avec ma tablette préférée alors que Flash ne l’est pas et ne le sera sans doute jamais (sinon les deux gars en question auront fait une belle boulette ! )

J’ai moi-même utilisé dans une autre vie un peu ActionScript et je connais légèrement les premières versions de Flash. A l’époque, je n’en mesurais pas vraiment l’intérêt : celui par exemple de programmer des jeux, voire de transposer sous format numérique des plateaux de jeux. Vous me suivez mieux maintenant ? Alors voilà, je me demandais… Je sais qu’il s’agit d’une version extrêmement légère de « quelque chose qui ressemble à Flash. » Mais ce que j’aimerai savoir c’est si cette nouvelle « plateforme » est programmable ou si elle est destinée à le devenir afin d’implémenter des plateaux virtuels jouables sur ordinateur ou iPad, avec ou sans IA. Je verrais bien une version Hype de Ghost Stories par exemple… (bien sûr après accord des auteurs et éditeurs). Si jamais quelqu’un devait s’y connaître à ce sujet, qu’il n’hésite pas à nous tenir informé par le biais du Blog afin de savoir si nos perspectives de transposition de jeux vers nos ordinateurs et autres iPads et iPhones s’élargissent…

Madrid, Lostania le 26 mai 2011.

Ghost Stories, histoire de fantômes chinois bientôt sur iPad.

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Le module VASSAL de Ghost Stories

Bien, nous voilà donc au second article de la journée. Je viens de galérer une petite demi-heure pour insérer la photo d’entête du site de Yahndrev sur ce « *€@#$ » de Blog que je ne maîtrise pas encore et j’ai bien failli abandonner mon idée première de faire un deuxième article aujourd’hui. Puis j’ai repensé à la nouvelle de ce matin qui m’a donné la pêche pour la journée et j’en ai conclu que ça méritait tout de même un effort.

Alors voila la nouvelle : le jeu de cartes Ghost stories (GS) est en passe d’être adapté sur iPad (je l’ai vu, je l’ai vu et vous pouvez aussi le voir ici !). Attention au jeu éponyme déjà présent sur l’app-store et qui n’a rien à voir. Une nouvelle comme ça mérite vraiment le détour et je vais essayer de vous faire comprendre pourquoi dans la suite de cette lecture.

Ghost stories en fait, je connais à peine. Je n’y ai jamais vraiment joué. J’ai lu les règles, je les ai comprises et j’ai surtout regardé quelques vidéos pas mal faites pour en comprendre les mécanismes. Et ça m’a plu ! Alors dans un deuxième temps je suis allé me procurer le module VASSAL de GS pour simuler une toute petite partie. Et ça marche, même si ce n’est pas parfaitement fluide ni complètement pratique en raison, notamment, de la petitesse des choses à l’écran. Il faut dire que je travaille sur un Macbook 13″…

Alors vous allez dire « Mais qu’est ce qu’il vient nous raconter ce gars sur un jeu qu’il ne connaît presque pas ? ». Et bien moi, je serai vous je prendrais le truc à l’envers : qu’est ce qui peut faire que ce type ait envie de parler ici d’un jeu qu’il ne connaît pas ? Parce que j’en connais quelques uns quand même hein ! Et bien la valeur du jeu bien sûr. La dynamique, l’esprit, l’immersion… mais surtout et c’est quand même l’objet de ce Blog, le fait que l’on puisse y jouer complètement seul… puisque c’est un jeu coopératif.

Mais qu’est-ce qu’un jeux coopératif ? C’est tout simplement un jeu où les joueurs ne jouent pas comme c’est l’usage les uns contre les autres mais ensemble contre la mécanique interne du jeu, c’est à dire contre le jeu lui même. Pas d’intelligence artificielle mais plutôt une « intelligence scriptée » qui gère une succession d’attaques (de fantômes en l’occurrence) qu’il nous faudra contrer vagues après vagues. Un autre exemple de jeu coopératif au mécanisme interne plus élaboré (même si je préfère tout de même GS) est Pandémie (ou Pandemic) dont je parlerai bientôt grâce à un programme JAVA bien fait.

Pour jouer seul il y a deux solutions : soit jouer le rôle de tous les joueurs à tour de rôle (ce qui n’est pas un problème puisque les joueurs même s’ils sont différents sont censés coopérer pour vaincre et quoi de plus coopératif… que de coopérer avec soi-même ?), soit utiliser une variante du jeu proposée que je n’ai même pas essayée tant la version de base est déjà intéressante.

Le joueur solitaire incarne donc « quatre jeunes moines Taoïstes » occupant un village qu’ils sont voués à défendre. Ce village est constitué symboliquement de 9 tuiles correspondants à des lieux emblématiques du village dont les habitants vous donnent des pouvoirs lorsque vous « entrez » chez eux.

A chaque tour de jeux, les fantômes, plus ou moins puissants, attaquent les tuiles du village suivant un mécanisme que je ne détaille pas ici (cf. Règles complètes) et peuvent arriver à les hanter/désactiver auquel cas leurs habitants ne peuvent plus vous aider (phase Ying, celle du mal). Par ailleurs, en cas de hantise de trois cases, on considère que les fantômes ont gagné et le jeu est perdu. Dans une deuxième phase (Yang, celle du bien) vous pouvez vous déplacer de tuiles en tuiles (1 seule à chaque tour) pour activer tant que faire se peut les pouvoirs des habitants qui peuvent vous aider. Les pouvoirs sont multiples et divers : le temple vous permet de bénéficier de bouddhas qui permettent d’éviter certaines attaques, l’autel Taosiste permet d’annuler la hantise d’une tuile, le veilleur de nuit fait reculer les fantômes etc, etc… Mais il est possible aussi de troquer l’activation du pouvoir contre l’exorcisme des fantômes les plus menaçants. Pour cela vous utiliserez un mélange de jets de dés et de tokens d’exorcisme fournis au départ et que l’on peut continuer à gagner au cours du jeu. La somme des dés jetés et des tokens doit en gros dépasser le nombre de points qui représente la puissance des vilains.

Deux des fantômes du jeu. Le premier est une incarnation de Wu-Feng.

Le jeu consiste donc à lutter, lutter et lutter encore toute la nuit contre les fantômes qui s’agglutinent aux portes du village… Mais jusqu’à quand ? Et bien dans la pioche des cartes de fantômes que l’on tire les unes après les autres figurent selon la difficulté choisie, une ou plusieurs incarnation du vilain Wu-Feng qui est en gros le chef des fantômes, The Big Boss, seigneur des ténèbres et tout le reste… Il y a en a 10 au total chacune avec une puissance intrinsèque (forcément importante sinon on s’amuse moins…) et éventuellement un pouvoir particulier qui est bien em…. tant qu’à faire. Quand en conjuguant les forces des joueurs, qui peuvent par exemple cumuler leurs tokens, on arrive à battre l’incarnation de Wu-Feng et bien le jeu est gagné. Mais ça n’a rien d’évident et si jamais ça devenait trop facile il suffit d’augmenter la difficulté du jeu en intégrant plus d’une incarnation dans la pioche. Vous suivez ? 🙂

Voilà en gros. Retenez aussi que chaque joueur dispose lui-aussi d’un pouvoir propre (voler de tuiles en tuiles pour aller plus vite ou au contraire ralentir le temps, etc…), qu’il y a un dé « noir » qui cristallise le pouvoir des fantômes et vous oblige à piocher plus de fantômes attaquants que raisonnable ou à perdre des tokens… et vous comprendrez que les parties sont tendues mais gratifiantes lorsque l’on gagne.

Personnellement je trouve les mécanismes de ce jeu vraiment élégants et moi qui suis un habitué des jeux vidéo en tout genre, je m’amuse à voir combien une forme d’intelligence plus scriptée qu’artificielle et extrêmement rudimentaire peut représenter un challenge entrainant. Il n’est pas exclu que j’essaye encore le jeu à l’aide du module VASSAL mais je pense que je vais attendre la version iPad pour la simple raison que le module (comme tous les autres c’est un peu le principe de VASSAL d’ailleurs) n’applique aucune règle. C’est juste un plateau de jeu virtuel qui autorise donc les erreurs et autres errements. Par contre, le jeu iPad est un produit « Enforcement Rules « , c’est à dire qu’il surveille la partie et valide uniquement les coups autorisés ce qui, quand on apprend un jeu, est à mon sens fondamental. Mais cela vient, je le sais bien, de ma culture de jeux vidéo. Car quand on commence à apprendre un jeu classiquement à l’aide d’un plateau, il n’y a bien évidemment personne pour surveiller la bonne application des règles en dehors de vous-mêmes. Il faudra d’ailleurs un jour que je fasse un article sur ce que je pense de l’intérêt des plateformes électroniques pour l’apprentissage efficace des règles de jeux.

Allez, je vous laisse profiter d’une manière ou d’une autre (VASSAL, plateau, iPad…) de ce très bon jeu vraiment entrainant et au défit relevé. Bon jeu 🙂

Lostania, Madrid le 24 mai 2011.

Ghost Stories sur Tric-Trac.

Ghost Stories sur BoardGameGeek.

Hommage à Yahndrev.

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L'entête de Yahndrev.

Aujourd’hui, j’ai une pêche « que je sais pas d’où elle vient ! » Alors je vais me déchirer de deux articles. En fait je sais très bien d’où vient cette pêche. Ici à Madrid, tous les matins devant mon petit café bien chaud, je regarde les news générales mais aussi celles du milieu du jeux à travers BoardGameGeek, Tric-trac ou d’autres encore. Et ce matin, que n’ai-je pas appris ? Heiiin…? Que n’est-je pas appriiiis ??? Et bien dans une vidéo de Tric-Trac donc, avec ce faramineux Monsieur Phal (qu’est ce qu’il me fait marrer ce gars, j’ai même un projet pour lui tellement je le trouve cool)  j’ai appris que le jeu de plateau Ghost Stories était en phase bêta d’adaptation sur iPad ! Et ce jeu je l’adore même si je n’y ai jamais vraiment joué… (han la la, il est trop bizarre ce Lostania de parler de ce qu’il ne connaît paaaas…). Mais bon, ça, ça fera l’objet de l’article suivant. Parce que maintenant que mon Blog a déjà trois ou quatre jours (ouais, déjà…) il m’a semblé nécessaire de parler d’un site mais surtout de l’homme qui est derrière. D’autant que je m’étais promis de le faire le quand j’aurais mon propre Blog.

Alors voila, le site c’est Dans la Tête de Yahndrev et l’homme c’est euh… Yahndrev. Je ne le connais que sous ce pseudo. Ce type est un grand malade. C’est un un ludothécaire qui a eu l’idée de mettre en ligne, entre autre, les règles en vidéo des plus grands jeux de plateau. Je me suis régalé à l’écouter des jours durant car ce gars est un as de pédagogie et de didactique. Je m’y connais légèrement car je suis moi même enseignant (je sais y a des fautes mais faites pas ch… hein!). Bref, il suffit d’aller sur son site donc pour constater le travail faramineux que cet homme a pu produire seul et « dans son garage » comme on dit. Alors moi je voulais juste lui dire, si jamais il venait à passer par ici, combien ce qu’il a fait, et continue à faire, est admirable et combien il mérite la plus grand considération de la part des amateurs de jeux de plateau. En tous cas, il a la mienne pleine et entière et même mon admiration.

Bon ben voila. J’ai fait ce que j’avais à faire et avec plaisir encore. A vous d’approfondir maintenant. J’ai juste envie d’ajouter un petit truc. Je me demande au moment où j’écris ces lignes si ce n’est pas le site de cet énergumène qui m’a, au final, incité à créer mon modeste Blog. On a tous besoin d’un mentor hein ? Même quand lui-même ne le sais pas et même quand nos deux sites n’ont rien à voir… Bravo Monsieur Yahndrev.

Lostania, Madrid le 24 mai 2011.

Samouraï (iPad) de Reiner Knizia.

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Pour un premier article tentant d’expliquer l’essence d’un jeu (…) Samouraï de Reiner Knizia m’a semblé un bon choix. C’est un jeu simple à apprendre, d’une incroyable élégance et superbement bien implémenté sur la plateforme à la pomme. Knizia est reconnu dans le monde du jeux vidéo pour quelques caractéristiques qui lui sont propres : tout d’abord, c’est incontestablement un bon designer. On passe, mais on y reviendra car ce Knizia là n’est pas le seul que je possède. Par ailleurs, Knizia est aussi reconnu pour l’aspect calculatoire de ses jeux et dans bon nombre d’entre eux pour la place négligeable ou presque que la chance y trouve. Enfin, Knizia est reconnu pour plaquer sur des jeux aux concepts finalement très abstraits, des univers plus ou moins cohérents. En gros, Samouraï réunit l’ensemble de ces caractéristiques en dehors du fait, peut-être, que le thème n’est ici pas si mal employé que ça.

La version plateau.

De fait, Samouraï est un jeu de placement et de conquête politique ! L’époque et le lieu : le Japon (évidemment…) médiéval. Le plateau de jeu n’est autre que le pays du soleil levant judicieusement découpé en cases hexagonales et sur lequel sont prédisposées (à chaque partie différemment) les principales villes du pays sous la forme des puissances politiques qui y résident. Ces forces politiques sont au nombre de trois : le parti des samouraï, celui des paysans et enfin celui des religieux (bouddhistes en l’occurrence). Chaque joueur se voit ensuite attribuer un nombre de jetons identiques représentants les pressions politiques destinées à faire pencher tel ou tel parti dans son camp : on y trouve un dessin représentant la force politique influençable (samouraï, paysans ou religieux) et l’intensité de la pression sous la forme d’un nombre de 1 à 4 accolé au dessin. A cela s’ajoutent des jetons soldats qui peuvent influencer n’importe quelles factions dans une mesure variable (dépend du nombre accolé) et enfin des jetons modificateurs (d’autres soldats et des bateaux) que l’on peut jouer en plus du coup principal pour assurer le coup le cas échéant. Enfin 2 pions particuliers : un jeton de redéploiement qui permet de… redéployer une et une seule fois par partie un jeton déjà joué et un jeton de modification de la répartition politique au sein de la ville. On peut alors par exemple remplacer le parti présent des paysans par n’importe quel autre. Ça sent le coup pourri hein ? Ben ouais, c’est exactement ça 🙂

L'écran d'intro est sympa. Agréable à regarder toujours...

Le but du jeu est simple : entourer les villes à l’aide de ses pions afin d’y exercer la pression politique nécessaire à l’obtention du plus de partis possibles en leurs seins. Attention, certaines villes n’ont qu’un parti, d’autre deux, enfin Edo, ancien nom de Tokyo (bande d’incultes…) est la seule ville à réunir les trois partis. Chaque joueur joue tour à tour un pion sauf en cas d’utilisation des modificateurs qui se jouent en plus (mais il y en a relativement peu). La partie se termine lorsque l’une des factions est épuisées, c’est à dire lorsque l’ensemble des jetons qui la représentent sont tombés dans l’escarcelle des joueurs. On peut donc soi-même avancer ou retarder la fin de la partie selon qu’elle est à notre avantage ou pas (Ça me rappelle un peu Dominion autre découverte de ces dernières semaines dont je reparlerai tôt ou tard ici) . Une fois la partie terminée, le vainqueur est désigné en comptant toutsimplement le nombre de partis où il est majoritaire. Celui qui en a le plus (il n’y en a que trois hein…) a gagné.

Les trois partis Edoistes qu'influencent vert et rouge. Vert a une petite avance...

Voilà, je sais pas si c’est clair mais ce que je peux vous assurer c’est que sur iPad c’est bon ! L’app est vraiment d’excellente qualité tant au niveau du solo (que je n’ai qu’assez peu joué mais qui doit pouvoir faire la nique au moins aux quiches comme moi-même) qu’au niveau du multi-joueur où l’on peut jouer plus ou moins en temps réel (on dit asynchrone je crois, faudra que j’approfondisse ça un jour…) avec alerte extrêmement pratique lorsque l’on a un coup à jouer et que l’on est déjà sur une autre application, par exemple en train de lire ces quelques lignes 🙂 Par ailleurs, au final il y a bien toujours quelques personnes sur les serveurs pour jouer à cet excellent Knizia. J’oubliais l’essentiel, le tutoriel est au petit oignons. Une merveille je vous dis !

Bon ben voilà quoi. Je vous conseille vivement l’achat de cette petite perle. Il en existait une version PC il y a quelques temps qui avait, paraît-il, une intelligence artificielle remarquable. Le site existe toujours et il est possible de se faire les dents sur la version démo. Malheureusement pour des problèmes de droit je pense, le téléchargement payant de la version complète a été bloqué et seuls les quelques chanceux qui avaient acheté leur code avant le blocage disposent d’une version complète efficace. Pour les autres, il vous reste donc l’iPad. Et si vous n’avez pas d’iPad ? Ben comme le dirait très élégamment Apple… si vous n’avez pas d’iPad, ben… vous n’avez pas d’iPad ! ( et me dites pas que si je n’apprécie pas le slogan je n’ai pas le droit de l’utiliser hein!)

Rââââââ... Lovely ! (Finesse...)

Lostania, Madrid le 22/05/11.

Edit du 27 mai 2011 : depuis cet article je me suis remis à jouer un peu plus à Samuraï et je voudrais ici confirmer tout le bien que je pense de cette adaptation. C’est vraiment la grande classe et quel plaisir de jouer tant en syncho (ce qui est un peu difficile vu le peu de joueurs à certains moments de la journée) qu’en asynchro surtout qui est un rythme particulièrement adapté à ce type de jeu. Bref, si ce n’est déjà fait, n’hésitez plus, ruez-vous même s’il devrait y en avoir pour tout le monde.

Samuraï sur Tric-Trac.

Samuraï sur BoardGameGeek.